Premier Bilan à chaud de la présence de Lib&lule au festival de la BD d'Angoulême
Un peu étonnant ce retour à Angoulême, plus de 15 ans avant ma première visite avec « Houba ! » et plus de 5 ans après le dernier passage de « Fun en Bulles ». Les arguments ont évolué : on ne parle plus du mensuel des barbus, ni du seul journal qui a reçu l’agrément d’association française pour la santé bucco-dentaire.
On parle recyclage, développement durable, réchauffement climatique... C'est plus sérieux. Cela montre que, pendant que l’on faisait les fous avec nos fanzines, la planète en prenait un coup derrière les tropiques et qu’il est urgent que chacun agisse à son niveau.
Donc je vous ressors le petit baratin que j’ai servi à nos gentils visiteurs du stand Lib&lule qui se pouvaient pas s'empêcher de toucher avec sensualité la couverture de nos bouquins en papier mâché:
« Vous voulez que je vous explique ce que l’on fait ?
On lance une maison d’édition qui s’appelle Lib&lule. La seule a être éthi-cologique. Vous avez ici des prototypes des livres que l’on va fabriquer. L’idée est de faire des livres qui ne vont pas du tout abîmer l’environnement. L’industrie du livre est très polluante. Pour ne pas rentrer dans ce travers, on va fabriquer des livres dont les pages intérieures sont constituées de papier déjà utilisé sur une face. On utilise la face restée vierge pour imprimer nos petits dessins et la couverture est en papier recyclé que l’on fait nous mêmes avec ceci (on avait sur le stand un petit atelier de fabrication de papier recyclé). On a lancé une souscription pour pouvoir fabriquer les premiers exemplaires de "Squash" (présenté sur ce blog). Il sera fabriqué dans une cave de Montpellier avec de l’eau d’un puits non traitée et de l’électricité solaire.
C’est trop fort, non ?»
Les réactions des gens ont été très positives. Tout le monde a été très sensible à notre idée de produire des bouquins sans polluer l’environnement. Je vous retranscris telles quelles quelques réactions enregistrées par notre micro espion que Jack Bauer m’avait prêté pour 24h chrono :
- « Bravo très bonne initiative ! »
- « Quel gâchis ce festival, il y a des tonnes de papiers publicitaires qui vont partir à la poubelle, vous êtes les seuls à faire du papier recyclé… »
- « Vous devriez avoir un prix pour ce que vous faites… »
- « Mais... Euh... Vous êtes Lewis Trondheim ?»
- « Euh… Monsieur, tu peux me dessiner Spiderman qui fait du vélo rouge ? »
Nous étions le seul stand qui n’avait rien à vendre. Pourtant une demoiselle (au doux nom de Priscillia) a tenu à acheter un prototype de livre alors que celui-ci était encore bien fragile et que l'on compte bien produire des livres solides qui vont durer. On ne cherche pas à en vendre des millions mais je suis sûr que Priscillia va nous porter chance.